Verlaine, cellule 252


Parce qu’il a tiré sur Rimbaud à Bruxelles, Paul Verlaine sera incarcéré pendant presque dix-huit mois à la prison de Mons. Pour l’année européenne de la culture, les figures artistiques qui ont croisé leur destin avec celui de la ville sont mises à l’honneur, à commencer par Vincent van Gogh, et bien sûr Verlaine. Figure d’anti-héros dont les chutes gardent trace dans l’histoire, poète glissant dans l’ombre de Rimbaud, l’oeuvre de Verlaine s’oublie, alors qu’il était celui-là même qui ouvrit la voie au vers libre, et fit de son amant le poète maudit connu aujourd’hui. 

L’exposition qui lui est consacrée cherche à revisiter la fi gure de Verlaine, à inverser le sens. Traversant une collection riche de plus de 200 documents inédits et fragiles, la scénographie vient alors esquisser des gestes visuels, qui tantôt immergent le visiteur dans une histoire qui a tout d’un roman épique, tantôt s’efface avec sobriété pour laisser seul le document prendre sa place. Des gestes poétiques viennent croiser et se mêler à l’histoire pour conter l’essentiel, le récit d’un grand poète, d’un héros déchu sublimé par ses mots

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